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Publié le 30-05-2017 | CP.

La fabrication de mobilier de bureau redémarre chez TDS

La société TDS (Tôleries de Sclessin), déclarée en faillite en octobre 2015, a été reprise début 2017 par quatre entrepreneurs liégeois. Ce fleuron de l’industrie redémarre à présent la production. Inactifs depuis 18 mois, les ateliers reprennent vie !

DSC_0202Voilà une excellente nouvelle pour l’économie liégeoise. Les tôleries de Sclessin (TDS) redémarrent.  TDS jouissait en effet d’une très grande renommée, non seulement dans le milieu industriel, mais aussi pour tout qui s’est un jour assis à un « bureau TDS ».

Les armoires, les bureaux, les caissons et les différents accessoires TDS avaient, en près de septante ans, acquis une très grande notoriété. L’entreprise, dans ses plus beaux jours, employait jusqu’à 170 personnes et exportait 15% de son chiffre d’affaires…

C’est dire si la faillite avait fait l’effet d’une douche froide quand elle fut prononcée en 2015. « Quand j’ai appris cette faillite, quelque chose a résonné en moi », explique Patrick Deroanne, l’un des repreneurs et par ailleurs patron de l’entreprise Deroanne (fourniture et mobilier de bureau, 70 emplois, 11,4 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Motivé par l’idée de conserver à Liège et en Belgique une activité économique dans ce secteur, Patrick Deroanne a fédéré autour du projet de reprise d’autres entrepreneurs. La « bande des quatre » comprend donc, outre Patrick Deroanne pour un quart du capital, Alain Vandegar et Benoit Boonen, anciens ingénieurs de TDS pour un autre quart, Sylvain Rizzo (Balteau) idem, ainsi que Meusinvest pour compléter l’actionnariat.

Une quinzaine d’emplois créés

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Patrick Deroanne

La reprise génère sur Liège une activité économique autour de deux piliers :

  • côté production : les lignes reprennent du service avec une équipe de 7 personnes pilotées par Alain Vandegar. Celui-ci s’occupe de la tôlerie, c’est-à-dire la remise à niveau et la maintenance de l’outil, l’achat de pièces et de machines, la gestion des stocks, etc. Le site de Sclessin s’étend sur 18 000 m² et peut produire 450 postes de travail par semaine ; un poste de travail type se compose d’un bureau, d’un caisson, d’une armoire et de différents accessoires.
  • côté commercial : la marque TDS est reprise par Deroanne Office Design, qui s’occupe de toute la partie commerciale au départ de son siège de Grâce-Hollogne, où prendra place le show-room TDS. Depuis février 2017, les équipes « habituelles » de Deroanne ont été renforcées de 7 personnes supplémentaires : délégués commerciaux, architectes d’intérieur, marketeur et monteurs.

Et maintenant ? Plusieurs contrats sont en cours. Les produits TDS intègrent officiellement le catalogue Deroanne à partir de ce 1er juin. Les 20 500 clients TDS sont contactés pour signaler que l’activité perdure, en parfaite entente avec l’ancien directeur de TDS, Jean-Marie Onclin.

Patrick Deroanne veut voir dans cette aventure un signe du destin : « mon job historique, depuis que j’ai 24 ans et que j’ai fondé l’entreprise, c’est de vendre des fournitures de bureau. Au fil du temps, nous avons commencé à proposer du mobilier, et en 2015 nous ouvrions un show-room de mille mètres carrés. Notre chiffre d’affaires en mobilier de bureau a presque doublé en un an (1,7 million en 2015 à 3 millions en 2016). En 2017, nous bouclons la boucle en reprenant la marque TDS ».

Depuis l’annonce de la reprise, quelles sont les réactions ? « Extrêmement positives ! Le choix de nos clients ne s’effectue pas uniquement sur le positionnement des prix mais aussi sur des exigences de qualité et des valeurs identiques. L’argument ‘fournisseur local’ a de plus en plus de sens. Je connais pas mal de responsables d’entreprises qui éprouvent une certaine fierté de pouvoir dire que leur mobilier est produit dans la région ».


A propos de l'auteur

Publication par communiqué de presse.



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