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Publié le 26-10-2017 | Céline Léonard

Dossier « Managers d’origine italienne » : le portrait de Jacques Di Cioccio (Fidafruit)

Managers d’origine italienne : leur botte secrète…

Ils ont vu le jour sous le ciel de la péninsule italienne, en Sicile ou en Belgique. Leur famille s’est installée en Wallonie et ces fils d’immigrés y ont grandi, y ont fait pousser leurs affaires sans couper leurs profondes racines. Ils témoignent quotidiennement qu’on peut être d’ici et d’ailleurs et réussir ici sans renoncer à cultiver les souvenirs et images d’ailleurs. Pourquoi leur demander de trancher : vert-blanc-rouge ou noir-jaune-rouge ? Laissons-les s’exprimer, en français ou en italien, non importa ! Découvrez le parcours, l’interview décalée ou les proverbes illustrant les valeurs et formes de management de nos chefs d’entreprise d’origine italienne…

 

Jacques Di Cioccio (60 ans)  –  Fidafruit

Jacques Di Cioccio a rejoint Fidafruit en 1975. Lors du départ à la retraite de son père, une vingtaine d’années plus tard, il a fait l’acquisition des parts de la société familiale, aux côtés de son épouse. Epaulé par la 3ème génération, il a apporté un nouvel essor à la PME en étendant, notamment, la gamme de ses produits.

L’intervista

Les origines: « Durant l’entre-deux-guerres, mes grands-parents ont quitté Atina – une commune située entre Rome et Naples – pour s’établir en Belgique. Dotés d’une âme de commerçants, ils se sont rapidement lancés dans la vente de fruits. Parallèlement, mon grand-père a créé une activité de glacier ambulant. Au début des années 50, mon père lui a emboité le pas en commercialisant à son tour des glaces. Au cours de la période estivale, son activité rencontrait un joli succès, mais durant l’hiver… Il a donc cherché à se diversifier en important des noisettes italiennes, puis en cuisant des figues et des dattes qu’il emballait dans son petit atelier. Le succès rencontré par ses produits l’a convaincu d’abandonner son activité de glacier pour se consacrer à temps plein aux fruits secs.  C’est ainsi que la société Fidafruit est née. »

Une entreprise où, comme dans de nombreuses sociétés italiennes, la dimension familiale est bien présente… : « En effet, mon père y a évolué aux côtés de ma mère. Quelques années plus tard, mon épouse a également rejoint le navire. Sous son impulsion, nous avons été la première société de Belgique à commercialiser des corbeilles de fin d’année. Depuis une quinzaine d’années, enfin, la 3ème génération s’implique dans l’entreprise. »

Le cœur: « Je suis né ici et y ai passé toute ma vie ici. Le cœur est donc belge. Mais je nourris bien évidemment une affection toute particulière pour l’Italie. Je possède d’ailleurs toujours mon passeport italien. »

Ce qui est mieux en Italie que partout ailleurs: « En référence à l’activité de mon père et de mon grand-père, j’ai envie de répondre la glace. Plus sérieusement, j’ai envie de pointer un certain art de vivre, propre aux pays méditerranéens. »

Un proverbe italien:

  • « Fra galantuomini, parola è instrumente (Entre gens d’honneur, parole vaut contrat). Dans le monde des affaires comme en dehors, le respect de la parole donnée est essentiel. »
  • « Chi non risica, non rosica (Qui ne risque rien n’attrape rien). Lorsque nous avons repris l’entreprise familiale, mon épouse et moi avons pris un certain risque. Une audace que nous ne regrettons pas puisque, depuis lors, le chiffre d’affaires est passé de 1,5 à 7 millions d’€. »

Fidafruit :  Parc industriel des Hauts-Sarts – 1ère avenue, 255 à 4040 Herstal – Tel : 04/264.72.14 – www.fidafruit.be


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