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Publié le 08-11-2017 | CP.

Bloomlife lève 2,3 millions $ pour des études cliniques à Liège et Genk

La start-up Bloomlife a annoncé avoir reçu deux subventions prestigieuses pour développer son appareil prénatal portable qui permet la surveillance fœtale à distance et la détection d’un éventuel travail prématuré. Les projets ont reçu un financement total de 2,3 millions de dollars du programme-cadre Horizon 2020 de l’Union européenne et de l’agence flamande, Agentschap Innoveren & Ondernemen.

Ces deux subventions permettront la commercialisation de produits médicaux novateurs pour les soins prénataux, l’amélioration du contrôle du terme des naissances, pour la réduction du coût des soins de santé et la création d’emplois en Belgique et en Europe. Bloomlife publiera les premiers résultats de ses études cliniques en 2019.

“Nous sommes honorés d’avoir le soutien de la Flandre et de la Commission européenne” commente le Liégeois Julien Penders, co-fondateur et COO de Bloomlife. “C’est un pas important pour le développement de notre technologie et notre souhait d’emmener les soins prénataux dans le 21ème siècle. Nous sommes impatients de concrétiser cette vision et de mettre ces innovations entre les mains des médecins et des mamans pour assurer à chaque bébé un bon départ dans la vie. »

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la prématurité est la première cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde. Les grossesses à haut risque sont en hausse en raison de l’âge avancé des mamans, des maladies chroniques et de l’évolution des modes de vie. Ces complications coûtent des milliards de dollars aux systèmes de santé et provoquent des invalidités ou des maladies chroniques à vie. Par ailleurs l’accouchement prématuré touche plus de 15 millions de bébés dans le monde chaque année.

Les 2,3 millions $ levés vont permettre à Bloomlife de mener une étude clinique sur plusieurs sites hospitaliers au cours des deux prochaines années afin de recueillir des données sur les futures mamans tout au long du 3ème trimestre de leur grossesse. L’objectif de ces tests cliniques est de détecter, à distance, le début d’un travail précoce. Un diagnostic qui nécessite aujourd’hui une visite chez le médecin pour un examen clinique.

« Les déclencheurs biologiques du travail d’accouchement sont encore inconnus et l’identification des premiers stades est souvent difficile à interpréter. Pour les mères à terme et donc à faible risque (> 37 semaines de gestation), cette incertitude entraîne des déplacements inutiles et inconfortable à l’hôpital. Cependant, pour les mères à haut risque d’accouchement prématuré (<37 semaines), cette incertitude peut entraîner une augmentation significative de la morbidité et même de la mortalité de son bébé », explique le Dr Fréderic Chantraine, MD Ph.D. et chercheur principal au CHR Citadelle de Liège.
« Obtenir des soins médicaux appropriés pour détecter le travail d’accouchement prématuré et retarder l’accouchement est essentiel, en particulier pour les mères de moins de 32 semaines. Ce projet permettra de développer et de valider un nouvel outil pour la détection à distance du travail d’accouchement afin de s’assurer que chaque maman reçoive les soins dont elle a besoin quand elle en a besoin. » En partenariat avec l’imec, Bloomlife développe un ASIC (application-specific integrated circuit) à faible bruit et à très faible consommation dédié au suivi de l’électrocardiogramme fœtal et à la détection des mouvements fœtaux.

« Aujourd’hui, les mouvements et la fréquence cardiaque sont les deux indicateurs de la santé du fœtus. Malheureusement, la surveillance de la fréquence cardiaque fœtale se limite aux milieux hospitaliers et il n’existe aucun outil permettant de surveiller de façon objective et précise les mouvements du fœtus. Nous sommes ravis de faire partie de la recherche pour quantifier les mouvements du fœtus et le rythme cardiaque fœtal dans les milieux ambulatoires. La pertinence clinique, par exemple, dans les grossesses avec des fœtus présentant un retard de croissance (+/- 5%) où nous n’avons pas de surveillance quotidienne décente aujourd’hui, est incontestable », a commenté le Dr Wilfried Gyselaers, MD et chercheur principal au Ziekenhuis Oost Limburg de Genk.


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Publication par communiqué de presse.



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