Hainaut

Publié le 26-03-2019 | Tatiana Hamaide

Comment décourager un investisseur ? La CCIH s’en inquiète…

L’accueil et l’implantation d’investisseurs locaux ou étrangers est bien codifié en Région Wallonne, voir trop bien codifié. Le monde économique plaide d’ailleurs pour une simplification administrative et réglementaire dans un sens de plus grande lisibilité et prédictibilité. D’autre part, le propos de cette lettre ouverte est de remettre dans un ordre chronologique le processus d’investissement et d’implantation d’entreprises.

Tout investisseur sait que le parcours sera balisé par des enquêtes, des études, des permis, … constituant autant d’étapes précises à respecter. Ces étapes engendrent de nombreux intervenants, autant de parties prenantes aux intérêts parfois divergents et qu’il s’agit de réconcilier au mieux.

En l’occurrence, nous assistons une nouvelle fois (dans le cas précis du dossier d’implantation d’une usine de traitement de pommes de terre à Frameries) à une certaine inversion de l’ordre chronologique à respecter ; une minorité agissante s’opposant d’emblée à l’implantation de l’entreprise.

Si c’est bien son droit de vouloir s’y opposer, ce n’est par contre pas le moment dans la procédure alors que l’étude d’incidence n’a pas encore été réalisée. Le résultat en est immédiat et c’est probablement le but recherché. En effet, en pleine période électorale, les surenchères sont apparues très vite pour que dans le meilleur des cas, les pré-soutiens politiques locaux au projet soient désavoués et provoquent des crispations tous azimuts.

Soyons clairs ! De manière générale, les investisseurs ne sont pas des cow-boys et tant les procédures que les soutiens doivent être respectés. Le cheminement administratif permettra à chaque partie prenante de s’exprimer.
Mais, de grâce, n’oublions pas que nous n’avons pas d’atouts foncièrement concurrentiels par rapport à d’autres régions et ne prétendons pas accueillir les investisseurs dans notre zone en faisant volte-face à la moindre contrariété. Bref, avons-nous vraiment le luxe de tenir un double langage ?

Nous estimons, à la CCIH, que la réponse est négative et que d’autres solutions peuvent émerger et être débattues.
Nous voulions en somme lancer un autre type de signal, plus positif, aux investisseurs potentiels.

Au nom du Conseil d’Administration de la Chambre de Commerce et d’industrie du Hainaut
Benoit Moons, Directeur

 

par C.P.


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