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Publié le 10-12-2019 | CP.

Quel est l’impact de la santé des CEO sur leur entreprise ?

Ce 5 décembre a eu lieu à Liège, les Rencontres Stratégiques du Manager sur  «La santé des CEO’S: vecteur ou baromètre des souffrances de l’entreprise ? Et quelles solutions! » Après avoir reçu l’ancien chef d’État-major des Armées, le Français Pierre de Villiers pour une rencontre hors format, BSPK, cabinet de conseils stratégiques aux entreprises a abordé cette thématique majeure de santé publique.  Près de 200 personnes ont répondu à l’invitation et des membres du cabinet du ministre fédéral, Denis Ducarme, étaient présents.

« La santé est le premier capital immatériel d’une PME trop de patrons d’entreprises n’y font pas attention. Avec ces deux grands conférenciers, nous avons eu l’opportunité d’aborder le problème et d’évoquer des pistes de solutions. »explique Henri Prévost, CEO de BSPK.

Il poursuit :  « J’ai connu cette situation. Un chef d’entreprise d’une PME qui a un cancer continue de travailler. Il n’a pas le choix. S’il arrête, cela peut avoir un impact direct sur ses employés. Notre rôle, chez BSPK, c’est de développer au mieux des solutions et d’anticiper ce type de problématique. »

Les invités de marque ont fait un état des lieux et apporté des solutions: Olivier Torres, professeur à l’Université de Montpellier et chercheur-associé à l’EM Lyon, qui est à l’origine du premier registre épidémiologique sur la santé des patrons. Il a fondé Amarok, l’Observatoire sur la santé des dirigeants et chefs d’entreprise, pour sensibiliser l’opinion publique à l’importance de leur santé.

William Piccione, auteur de plusieurs livres dont « Notre éducation, nos croyances, un crime contre nous-mêmes, les révélations d’un Entrepreneur Humain. » a évoqué aussi la question de « La solitude du chef d’entreprise. » La solitude du chef d’entreprise est un facteur aggravant de la souffrance psychologique.


Que retenir de ce débat ? 

Les problèmes : 

Solitude : « La solitude est un problème sous-estimé. Il faut pouvoir s’entourer. »

Manque de sommeil : « Quelle est la limite d’heure de travail par semaine pour rester en bonne santé ? Il n’y a pas de réponse. Nous sommes tous différents, mais nous devons tenir compte de notre fatigue. Le CEO en moyenne est en manque de 150 h de sommeil par an. Cela a un impact sur sa santé. Les entrepreneurs jouent avec leur sommeil. Il faut dormir plus pour entreprendre mieux.

Stress : « Le stress ne peut pas être un moteur parce qu’il va y avoir un management par le stress. Il est pathogène, on a assez de données épidémiologiques. Il y a une différence importante entre le stress choisi et le stress subi…mais aucun stress n’est bon. »

Capital immatériel : « Il y a un biais. Il y a plus de statistiques sur la santé des baleines bleues que sur celle des entrepreneurs ! Et pourtant, c’est le premier capital immatériel de l’entreprise. »

Risques psychosociaux : L’anthropologue Nicolas Commune : « On ne parle pas assez de la santé du CEO. Il y a des risques psychosociaux. La charge mentale est importante. Le temps de l’immédiateté affecte la façon de penser. Ce tempo est nocif pour l’individu. »

Le burnout : « La mérule émotionnelle. 132 symptômes ! Il amène un isolement et un présentéisme clair. Il crée des lésions neurologiques. »

La taille de l’entreprise : « Un CEO sur 4 a constaté que sa santé s’était dégradée au cours des cinq dernières années. Pour le chercheur montpelliérain, Olivier Torrès, « la dépendance de l’entreprise à son patron est d’autant plus forte que sa taille est petite. »

Eviter les 3 D : « Dépression, divorce et dépôts de bilan… parfois le suicide. Entreprendre est bon pour la santé…jusqu’à un certain point. »

Les solutions : 

Se relever : «Ce qui est bon pour la santé, c’est de toujours se relever. »

Le bonheur : « La santé des managers, il faut penser au bonheur et le vivre. » , William Piccione « il faut se faire plaisir. Dans les entreprises on met trop souvent les blessés en dehors de l’entreprise… on manque de bienveillance pour grandir. »

Maîtriser son agenda : « Le chef d’entreprise doit rester maitre de son agenda pour éviter le burnout »

Capital humain: « la santé est le premier capital humain dans une entreprise » Henri Prévost, CEO BSPK.

Economiser : « l’investissement dans le bien-être des patrons et de leurs salariés est rentable :1 euro investi, c’est 2 à 4 euros de retour. Les coûts pour les entreprises ayant des employés en mauvaise santé représentent 17 % de leur masse salariale ».

Diminuer l’absentéisme :  « Il diminue de 2/3 lorsque l’entreprise mise sur une meilleure santé des travailleurs. »

La relation client :  « Pour sa santé, un dirigeant ne doit jamais dépendre d’un seul client à plus de 40%. Il doit garder sa liberté d’agir pour sa bonne santé… »


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Publication par communiqué de presse.



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