Hainaut

Publié le 29-06-2020 | Gaëtan Di Gravio

AEPS : un repositionnement stratégique !

Pour AEPS (Aviation English Private School), les conditions de travail particulières liées au confinement ont permis de transformer une idée de l’entreprise qui tardait à se mettre en place en véritable repositionnement stratégique ! « Notre projet de passer du présentiel au web pour nos cours d’anglais « aviation » et tests d’évaluation en la matière date d’il y a deux ans, lorsque nous avons ouvert notre filiale française » explique Olivier Thaon, fondateur-CEO de l’entreprise qui compte des bureaux à Mons, Bordeaux et au Bourget.

« Nous avons dû faire face à plusieurs incertitudes et résistances… Tout d’abord, nous ne savions pas comment nos clients pourraient réagir. Pour le plus grand nombre, qui dit cours dit présentiel, c’est profondément ancré en nous. En interne aussi, certains de nos professeurs y étaient réticents, trouvant ce type d’enseignement inefficace. » Enfin, ça bloquait aussi du côté des autorités pour les tests à distance, car elles estimaient qu’il était difficile d’évaluer efficacement la réactivité des candidats… « Nous avons alors adopté une solution de visio-conférence qui solutionnait ce problème et avons dès lors obtenu l’accord juste avant le confinement… » se félicite le fondateur d’AEPS.

Elément déclencheur

Un confinement qui arrivait « à point nommé » pour faire tomber les barrières… « Du jour au lendemain, nous n’avons plus eu d’autre choix que de passer au virtuel… et tout le monde trouve ça génial ! Puisque nous étions déjà prêts pour proposer nos services à distance, de nouveaux marchés se sont également ouverts à nous. Nous avons notamment formé une dizaine de pilotes d’hélicoptère en Birmanie !  » Sans les mesures exceptionnelles prises par l’EASA pour prolonger la validité des qualifications des pilotes, AEPS aurait même pu quadrupler son chiffre d’affaires…

A défaut, cette crise du Covid-19 aura tout de même servi d’élément déclencheur. « Nous n’avons plus besoin d’avoir autant de bureaux qui engendrent des frais fixes importants. A terme, après une période de transition, nous pourrions cesser toute activité présentielle pour une méthodologie de blended learning alliant apprentissage à distance et visio-“face to face”, tout en conservant nos partenariats en Nouvelle-Calédonie, à la Réunion et aux Antilles qui nous permettent de travailler par pôles horaires. Dématérialiser notre offre de service nous permettra aussi d’être encore plus flexibles ! » se réjouit Olivier Thaon.

Des plans qui ne se dérouleront évidemment sans accroc qu’avec une réelle reprise d’un secteur aérien sur lequel plane encore aujourd’hui de nombreuses incertitudes… « De manière un peu schizophrène, nous souhaitons un nettoyage sain du secteur avec la disparition des vols « sauts de puce ». On sait que le marché aérien représente une économie « artificielle » où les compagnies n’ont pas de réelle trésorerie. Le secteur est aujourd’hui miné par les inconnues, mais son système est cyclique et, de relance, il sera question. En attendant, l’aviation fait rêver et nous pouvons compter sur ce niveau passionnel pour espérer pouvoir dire que nous serons toujours là ! »

Membre CCIH

AEPS – Aviation English Private School – Rue René Descartes, 2/24 à 7000 Mons – 065/84.37.83 – www.aeps.aero


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