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Selon une étude de Listen, la vitalité de nos entreprises est bonne

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Fin 2020, la CCILVN et le bureau d’étude et de conseil liégeois LISTEN ont lancé une étude auprès d’un échantillon de 60 chefs d’entreprise pour comprendre, identifier et mesurer le degré de vitalité de leur organisation.

Ce degré de vitalité a été calculé en prenant en compte ces principales dimensions :

1/ Par rapport au marché : quels processus et/ou quelle organisation l’entreprise a-t-elle mis en place pour identifier clairement les opportunités de croissance ? Des solutions sont-elles actuellement en développement pour y répondre ?

2/ Au niveau de sa stratégie : l’entreprise a-t-elle mis en place une stratégie de croissance et d’innovation claire pour faire la différence à moyen ou long terme ? Dans quelle mesure celle-ci est-elle portée par le management ?

3/ Au niveau de l’organisation et des processus internes ? L’entreprise a-t-elle investi pour permettre de déployer des nouvelles solutions différentiantes ? Disposent-elles des technologies de pointe indispensable pour y arriver ? D’autre part, une culture de l’innovation est-elle existante ? Les employés font-ils preuve d’audace, sortent-ils des sentiers battus ? Et enfin, l’organisation et les processus sont-ils suffisamment agiles que pour permettre d’intégrer aisément des nouvelles solutions dans le programme de production ou en matière de commercialisation ?

Que peut-on retenir de cette enquête ?
Il apparait d’une part que globalement, la majorité des entreprises ont mis en place une stratégie pour essayer de faire la différence et que les équipes sont mobilisées pour innover.

Dans ce cadre, trois axes d’amélioration ont été pointés par les répondants : le suivi du marché pour générer de la croissance, le manque d’agilité des processus pour intégrer facilement le développement et la mise sur le marché de nouvelles solutions.

Ainsi, si l’on penche sur le premier axe, on constate que seule une entreprise sur deux investit et met des ressources à disposition pour stimuler l’innovation. Ce constat est global et quel que soit le profil de l’entreprise (taille, secteur, âge du dirigeant..).

Concernant le deuxième axe, ces entreprises manquent d’une vision claire quant aux opportunités de croissance. Ainsi, 30% seulement des répondants indiquent développer actuellement une ou des solutions pour garantir la croissance à MT ou LT de l’entreprise. Ce score est néanmoins supérieur dans les entreprises de plus de 100 personnes (50%). Les entreprises wallonnes sondées manquent ainsi recul pour identifier les marchés, les niches et les attentes des clients dans ceux-ci.

Le troisième axe, enfin, révèle que pour 60% des entrepreneurs, les processus en internes ne sont pas assez agiles ou flexibles pour permettre l’intégration rapide de nouvelles solutions dans le plan opérationnel de l’entreprise.

Une culture de l’innovation
Cette enquête nous apprend également que l’innovation fait partie de la culture d’entreprise chez 2/3 des répondants et qu’une entreprise sur deux investit dans l’innovation et/ou dans des programmes de formation pour les collaborateurs.

En analysant les résultats par secteur, ils sont globalement plus élevés dans le secteur industriel et significativement plus bas dans les secteurs tertiaire ou quaternaire. Des secteurs dans lesquels la culture d’innovation, la stratégie de croissance et les opportunités de croissance à MT ou LT sont nettement moins présentes ou analysées.

Quelles sont les priorités mis en place en matière de GRH ?

La vitalité de l’organisation se reflète sous deux formes au niveau du capital humain :

  • D’une part, la mise en place d’une culture de l’innovation forte, en faisant vivre les valeurs le plus concrètement possible. L’idée étant d’amener les collaborateurs à sortir des sentiers battus, à innover tant au niveau des processus internes que de la mise en place de nouveaux produits ou services
  • D’autre part, la constitution d’équipes fortes (les bonnes personnes dans les bonnes fonctions et bons départements), favoriser un esprit d’équipe très fort et le tout, dans une bonne ambiance de travail, malgré les contraintes actuelles liées à la crise sanitaire.

Et pour soutenir ces deux axes, les chefs d’entreprise sondés mettent tout en œuvre pour booster la confiance de leurs travailleurs et mettent le focus sur le développement de solutions pragmatiques.

Qu’en est-il de la résilience des chefs d’entreprise ?
57% d’entre eux se disent très résilients et 35% résilients. Autrement dit, plus de 90% d’entre eux sont dès lors en mesure de faire face aux incertitudes, à la crise actuelle et sont prêts à aller de l’avant, à (re)faire la différence par rapport aux concurrents.

Pour plus d’information : P Geerts, Administrateur délégué de LISTEN – 0477/617 659 _ p.geerts@listen.eu

Image par fancycrave1 de Pixabay

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Publication par communiqué de presse.
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