Wallonie

La Belgique maintient sa position dans le top 5 des pays européens qui attirent le plus d’investissements étrangers

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Malgré les turbulences provoquées par la pandémie, la Belgique est parvenue à maintenir sa cinquième position dans le classement des pays européens qui attirent le plus d’investissements directs étrangers (IDE). C’est ce qui ressort du Baromètre de l’Attractivité belge, une étude annuelle menée par EY pour évaluer l’attrait de la Belgique en tant que terre d’investissement.

Il convient toutefois d’être vigilant, car la Belgique est en retard sur la moyenne des perspectives de reprise en Europe. Il y a des perspectives dans le secteur des technologies propres et de la haute technologie industrielle, tandis que des efforts supplémentaires pour accroître les compétences numériques pourraient encore améliorer l’attractivité de la Belgique comme terre d’investissement. 

Sans surprise, la crise du coronavirus a eu un impact sur le nombre de projets d’investissement en Belgique en 2020. Avec une baisse de 15 %, notre pays a réalisé une performance à peine plus faible que la moyenne européenne, qui a enregistré une baisse de 13 %. Au total, la Belgique a enregistré 227 projets, qui ont généré la création de 5.098 emplois en 2020. Si on regarde région par région, on constate que la Flandre a montré la plus grande résilience, tandis que la Wallonie a reculé par rapport aux chiffres records affichés en 2019.

Bien sûr, le Covid-19 continuera à jouer un rôle majeur en 2021, mais probablement dans un sens plus positif. Il semble que les plans d’investissement aient été simplement retardés et non annulés au cours de l’année dernière. La preuve : 66 % des répondants ont répondu positivement lorsqu’on leur a demandé s’ils avaient l’intention d’établir ou d’étendre leurs activités en Belgique au cours de l’année à venir, contre seulement 10 % l’année dernière.

Le Royaume-Uni, dans une réalité post-Brexit, a maintenu son niveau de projets d’investissement en Belgique. Etant donné que d’autres grands investisseurs comme les États-Unis et la France ont réduit drastiquement leur nombre de projets, le Royaume-Uni est même devenu le plus grand investisseur en Belgique. La Chine, quant à elle, a presque doublé son nombre de projets d’investissement dans notre pays.

Cela dit, la Belgique doit rester attentive quant à son futur potentiel d’attractivité. Si notre pays dispose encore d’un certain nombre d’avantages importants, des pays comme l’Espagne et l’Italie progressent rapidement dans le Baromètre de l’attractivité. Le principal risque pour notre pays est désormais le niveau de notre fiscalité et la complexité de notre système fiscal, qui ont dépassé le coût de la main-d’œuvre comme principale préoccupation des investisseurs.

Cette main-d’œuvre, bien qu’elle soit toujours considérée comme un atout pour la Belgique, peut être améliorée dans un domaine particulier. Les investisseurs interrogés par l’étude d’EY estiment en effet qu’il faudrait investir davantage dans des compétences numériques spécifiques. Ceci représente à la fois une menace et une opportunité, car ces mêmes investisseurs font valoir que l’économie numérique représente un moteur de croissance pour la Belgique. Mais pour donner à ce moteur le carburant dont il a besoin, les connaissances et l’expertise doivent encore être renforcées dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la robotique, du big data et de l’analytique, ainsi que de la cybersécurité.

Mais aucun secteur n’est plus important pour la croissance future de la Belgique que celui des technologies propres et de la haute technologie industrielle. Cette tendance est apparue l’année dernière, lorsqu’un tiers des personnes interrogées ont souligné que ces industries constituaient une perspective de croissance majeure. Dans l’étude de cette année, ce secteur arrive tout simplement en tête de liste des secteurs les plus importants pour stimuler les investissements directs étrangers en Belgique. Il est évident que le « Green Deal » lancé par l’Union européenne joue un rôle important dans cette optique, mais la recherche de technologies et de modèles commerciaux neutres en carbone ou durables est devenue une vraie force motrice. Cela ne signifie pas pour autant que ce secteur soit le seul à connaître une dynamique d’investissement. L’année dernière, le secteur pharmaceutique a considérablement progressé dans le classement des secteurs ayant attiré le plus d’investissements, en grande partie pour des raisons évidentes liées à la pandémie de coronavirus. La logistique est aussi un domaine important pour les IDE belges : l’année dernière, elle a occupé la première place en termes de création d’emplois.

 « La Belgique peut encore s’appuyer sur de nombreux atouts, comme la qualité de sa main d’œuvre et son système d’éducation qui sont appréciés par les investisseurs étrangers », commente Marie-Laure Moreau, partner chez EY Belgique. « Mais nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers et nous devons garder cet avantage en élevant encore davantage cette qualité en investissant dans les technologies industrielles, digitales et environnementales »

 « Si nous tirons les leçons de ce rapport et que nous les utilisons correctement, nous serons en mesure de saisir les opportunités de croissance future », ajoute Patrick Rottiers, le CEO d’EY Belgique. « Un simple exemple : le fait que les investisseurs insistent sur le manque de compétences en Belgique dans le domaine de l’IA et de la robotique, tout en désignant l’économie numérique comme l’un des premiers secteurs à tirer la future croissance belge, démontre qu’il y a certains signaux qu’on ne peut pas ignorer. »

Dans ce contexte, voici quelques recommandations formulées par EY à l’intention de toutes les parties prenantes concernées :

  1. Se concentrer sur les investisseurs déjà établis

    Il faut continuer à prêter attention aux entreprises déjà établies en Belgique, car elles sont confrontées à l’instabilité politique et législative et à une mobilité de moins en moins performante. Une étape importante est sans aucun doute la simplification des procédures administratives et réglementaires, ainsi que la création d’un climat social stable et d’un cadre d’investissement juridico-fiscal solide.
  2. Réduire le taux d’imposition des sociétés à 20 %

    Bien que le premier tax shift ait réduit le taux d’imposition des sociétés à un niveau plus acceptable de 25 %, la charge fiscale globale reste un obstacle majeur pour attirer de nouveaux investissements. La recommandation d’EY est de réduire encore le taux d’imposition des sociétés pour l’amener à 20 %.
  3. Investir dans les compétences numériques

    Les compétences numériques sont depuis longtemps citées comme une priorité pour les pays qui cherchent à attirer les investissements internationaux. Le nouveau rôle de la technologie engendré par la crise du coronavirus – expériences numériques des clients, environnements de travail « phygitaux » et lignes de production et back-offices plus automatisés – en fait une nécessité absolue.
  4. Mettre l’accent sur les technologies propres et la haute technologie industrielle

    La Belgique a la possibilité de devenir un acteur majeur dans le secteur des technologies propres. Cela peut se faire en se concentrant sur un écosystème dynamique d’entreprises actives dans les technologies et les technologies vertes, en simplifiant les mesures fiscales et en introduisant des incitants pour stimuler l’adoption de nouvelles technologies.

Image par Waldo Miguez de Pixabay 

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Publication par communiqué de presse.
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