Liège-Verviers

La 3e génération commence à arriver chez Sobelvin

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Margaux, François, Pierre et Sarah Kaesmacher.

Quand la famille Kaesmacher souhaite parler de sa belle histoire entrepreneuriale, c’est ensemble qu’elle vous reçoit dans ses belles installations à Angleur. Ici, on est caviste depuis trois générations. Pierre, issu d’une famille de brasseurs, a opté pour le vin quand il a créé Sobelvin en 1970. Ses fils Eric et François l’ont rejoint dans l’entreprise. Aujourd’hui, François travaille avec deux de ses trois filles (Margaux et Sarah, Louise ayant choisi une autre voie professionnelle). Il a racheté les parts de son frère, qui occupe toujours ses fonctions commerciales dans la société. A leurs côtés dans le conseil d’administration, Aïcha Solhi participe au développement de l‘entreprise depuis très longtemps.

Sobelvin, qui s’adresse à la clientèle professionnelle (horeca, cadeaux d’affaires en entreprises,…, en Wallonie et à Bruxelles) et particulière, compte 22 collaborateurs, pour la plupart très anciens dans la maison. « Nous sommes le prototype même de l’entreprise familiale » souligne fièrement François Kaesmacher. « Nos collaborateurs travaillent avec nous généralement pendant une longue durée. Nous prônons une collégialité et une philosophie participative à tous les échelons. »

« On boit mieux et moins »

Cette fidélité s’observe également dans la relation avec les vignerons, y compris à travers les changements de générations. Le caviste liégeois abrite plus de 500 références en vins, très  majoritairement français mais aussi italiens (lesquels rencontrent un succès grandissant), espagnols, chiliens, sud-africains ou encore libanais. « 30 pc de la gamme est mise en ballottage chaque année » précise l’équipe familiale. « 50 à 80 références changent pour répondre à l’évolution de la demande et du climat. Notre but est de transmettre notre connaissance des produits et notre passion pour le vin. Notre mission est le respect de la qualité du produit. Nos palais ne sont pas habitués à tous les goûts ; notre rôle est donc aussi d’inviter à la découverte, notamment du vignoble belge mais aussi de nouveaux pays. Le Belge s’intéresse à toutes les régions alors que le Français ne s’intéresse qu’à sa région. »

Chez Sobelvin, on remarque auprès des clients que le Bordeaux est en délicatesse alors que le Bourgogne est devenu très cher. Autre constat, la forte progression des vins blancs et rosés. Et d’ajouter aussi en une formule : « Aujourd’hui, on boit moins et mieux ! »
Cette évolution est bienvenue dans la famille Kaesmacher qui se distingue par le conseil personnalisé et donc par une forte valeur ajoutée pour le client. Caviste, note-t-elle, c’est un métier où on apprend toujours. C’est aussi un métier difficile à appréhender tant il importe d’avoir de grands connaissances techniques pour maîtriser le vin, ce produit très particulier. « Il faut des années pour connaître, vendre et surtout acheter du vin » constate François Kaesmacher, qui veille à la montée en puissance progressive de ses filles.
Cette expertise est essentielle pour faire face à la grande distribution (plus de 80 % des ventes de vins en Belgique) et à la distribution via des particuliers et autres associations/clubs dont les prix ne reflètent pas souvent la réalité du marché.

Le succès des cours d’œnologie, des ateliers, des soirées œnologiques à thèmes et autres team building organisés par Sobelvin montrent en tout cas un intérêt grandissant pour ce breuvage. Dans les rayons, pas de vin sans alcool mais une gamme de jus de raisin. « Il est très difficile de garantir le 0 alcool absolu, demandé pour des raisons de santé, religieuses, ou simplement friendly. Nous n’avons pas encore trouvé notre bonheur en la matière.»

Par contre, Sobelvin a élargi son offre aux spiritueux – le gin et le whisky rencontrent pas exemple beaucoup de succès chez les jeunes – à l’épicerie fine et à un petit coin bière.
L’entreprise, qui approche les 6 millions d’euros de chiffre d’affaires, s’est aussi plus récemment lancée, en partenariat avec Culligan, dans la distribution d’eau dans le secteur horeca, dans les entreprises et même parfois chez les particuliers.

(Photo Sobelvin)

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