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Publié le 23-09-2015 | CP.

OSIMIS, la spin-off du CHU de Liège née du logiciel libre ORTHANC

En avril 2015, au Massachusetts Institute of Technology, la Free Software Foundation décernait à Sébastien Jodogne un prestigieux Award pour ORTHANC, le logiciel libre et open source de gestion des images médicales. ORTHANC est né d’un double constat : le recours croissant à ce type de technique et la dépendance des hôpitaux aux fabricants d’appareil d’imagerie. Aujourd’hui, ORTHANC est le nom du produit porté par la spin-off OSIMIS qui vient de voir le jour dans le giron du CHU de Liège avec le soutien de plusieurs investisseurs privés. But d’OSIMIS : rendre ORTHANC et d’autres logiciels dérivés disponibles pour le plus grand nombre, dans différents domaines d’application.

ORTHANC évoque, dans « Le Seigneur des Anneaux », une pierre magique qui permet la vision à distance. « Le choix du nom s’est imposé assez naturellement, explique Sébastien Jodogne, docteur en informatique au CHU de Liège. Chaque année, le CHU produit près de 100.000 CD contenant des images médicales, ce qui engendre un coût non négligeable tant en matériel qu’en frais d’expédition. Et toutes ces images ne sont même pas forcément visualisées par leur destinataire ! »

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L’équipe d’OSIMIS : Frédéric Lambrechts (CEO), Sébastien Jodogne (Chief Innovation Officer) et Alain Mazy (Chief Technical Officer).

Le constat est valable pour l’ensemble des institutions hospitalières, publiques et privées. Selon des données extrapolées d’une étude de l’Agence intermutualiste (AIM), près de 1,9 million d’images médicales de moyenne ou de grande taille sont acquises annuellement en Belgique et il y en aurait plus de 85 millions en Europe …. « Le coût à l’unité d’une image envoyée (sept cas sur dix) est estimé à 5 euros, à charge de la Sécurité sociale, précise Frédéric Lambrechts, CEO de OSIMIS.  Sachant que le marché mondial des logiciels liés aux serveurs de stockage d’images médicales atteindra 1,45 milliard d’euros en 2018, et qu’il est cadenassé par les équipementiers, il nous a donc semblé intéressant d’offrir ces produits et services de transfert d’images à l’ensemble des « end-users », quelle que soit la nature de leurs activités ». OSIMIS assure donc la « dématérialisation » du transfert d’images grâce à ORTHANC dont la qualité est unanimement soulignée, le logiciel ayant déjà été téléchargé par plus de 15.000 utilisateurs (hôpitaux, radiologues, médecins spécialistes,…) à travers le monde.

OMISIS propose aujourd’hui  trois grands types de services à ses clients : une aide à l’implémentation et des développements sur mesure,  un support à la production ainsi que des formations.

A côté d’ORTHANC, OSIMIS a déjà développé « COHORTIS », une plate-forme de gestion d’études cliniques à destination des CRO (Clinical Research Organisations). Cette formule est similaire à « DropBox », « mais avec la sécurité en plus, ce qui, pour nous, reste prioritaire », précise Frédéric Lambrechts. « COHORTIS » permet la coordination efficace des flux de travail dans le cadre des études cliniques menées tout en garantissant gain de temps et efficacité.

OSIMIS 3« Nous pensons déjà, une fois ce produit mis sur le marché, à offrir une série de compléments tels que des ‘clients lourds’ permettant de stocker et diffuser de manière hybride (cloud vs stockage local) des images », complète Frédéric Lambrechts, « étant entendu que le champ d’application ne reste pas circonscrit au domaine médical mais qu’il embrasse aussi le monde industriel. »

OSIMIS, qui est la première spin-off issue d’une recherche menée au sein du CHU de Liège, se positionne donc sur ce marché en qualité de facilitateur de la dématérialisation des images médicales ou industrielles en ciblant à la fois les acteurs chargés de l’acquisition des images (« nos cibles prioritaires ») et les opérateurs en relation avec ceux-ci.

OSIMIS en quelques chiffres

  • 8 investisseurs de départ (par ordre alphabétique) : Cédric Born, le CHU de Liège, Jacques Galloy (ancien CFO de EVS), Sébastien Jodogne (CHU), Vincent Keunen (ancien CIO de Lampiris ; CEO de Andaman7), Frédéric Lambrechts, Eric Lenaerts, Alain Mazy et Yves Warnant (CEO de Dauvister)
  • Un premier client : X-Ris (à Ans)
  • 203.000 euros en capital
  • 1,2M de CA en 2018 (estimation)
  • Un siège à Liège, au WSL, au Parc scientifique du Sart Tilman

Plus d’infos : www.osimis.io


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Publication par communiqué de presse.



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