Wallonie

Publié le 18-05-2020 | CP.

Les entreprises wallonnes très inquiètes pour l’avenir de leurs exportations

C’est le principal enseignement de la 8ème enquête de suivi de l’impact de la crise du coronavirus sur l’économie wallonne : les exportations s’affichent en baisse pour 80% des entreprises, contre 62% à la fin mars, lors du dernier point conjoncturel de l’UWE.

Des chiffres qui témoignent de la gravité et de l’urgence de la situation. Quant à un retour à la normale, les exportateurs wallons sont assez pessimistes : 26,5% estiment qu’il faudra plus d’un an pour retrouver leur niveau d’avant crise (*).

Par ailleurs, et c’est une constante depuis plusieurs semaines, le risque de faillite reste élevé pour 17% des entreprises, une inquiétude essentiellement marquée du côté des TPE, ce que confirment les premières annonces de licenciements et de faillites.

Si on y ajoute que malgré le passage en phase 1B (ouverture des commerces) la reprise reste molle en raison d’une demande qui tarde à s’affirmer, les entrepreneurs restent majoritairement pessimistes et pensent que le point le plus bas de la crise n’a pas encore été atteint. Ils sont près de la moitié (45%) à le penser (**). Incertitude et pessimisme règnent donc en maîtres auprès des entrepreneurs wallons qui craignent de ne pas se relever en cas de deuxième lockdown.

Mais, comme le souligne Olivier de Wasseige, «  notre enquête relève aussi quelques éléments positifs, notamment du côté de la liquidité des entreprises, qui s’améliore : on est passé de 53,5% à 41% d’entreprises qui ont des problèmes de liquidité entre le 20 avril et le 12 mai. Baisse également du recours au chômage temporaire et les employeurs constatent que chaque semaine de plus en plus de collaborateurs sont revenus pour travailler sur site.

A noter également qu’il n’y a pas eu de hausse significative de l’absentéisme, alors que 20% des entreprises le craignaient lors de l’enquête du 27 avril. C’est un message fort sur l’implication et la mobilisation de chacun ! »

 

 

*30% entre 6 mois et 1 an, 23,5% entre 3 et 6 mois, 17% entre 1 et 3 mois et enfin 3% moins d’1 mois.

** et seulement 1 sur 5 à estimer le contraire, alors qu’un tiers ne se prononce pas.

 

copyright : Funtap


A propos de l'auteur

Publication par communiqué de presse.



Les commentaires sont fermés

Retour au début ↑