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Les Belges ont désormais une brique «à rénover» dans le ventre

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La crise énergétique actuelle encourage plus de 3 propriétaires belges sur 10 à rénover leur logement. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée par l’Observatoire de CBC Banque & Assurance sur la thématique « Les Belges et l’immobilier face à la crise énergétique » .

Les Belges ont toujours une brique dans le ventre mais ils sont moins nombreux à y voir une priorité, révèle cette étude. En effet, 75% des Belges, contre 80% en 2022, considèrent qu’être propriétaire est important voire prioritaire. Et pour près de 3 Belges sur 10 (29%), la crise énergétique a diminué cet aspect prioritaire. D’ailleurs, pour près de 2 Belges sur 3 (64%), il est plus difficile d’être ou de devenir propriétaire suite à cette crise. Et de manière générale, plus de 8 Belges sur 10 (86%) trouvent la réalisation de leurs projets immobiliers très complexe.

Mais ce qui est nouveau, c’est que désormais les Belges ont également la rénovation énergétique dans le ventre. Les questions du PEB et de la rénovation de l’habitat prennent une place centrale dans leur parcours immobilier et plus particulièrement chez les plus jeunes. En effet, plus de 5 (futurs) propriétaires sur 10 (55%) accordent plus d’importance au niveau PEB de leur (future) habitation suite à la crise énergétique actuelle.
Et face à ce constat, plus de 3 propriétaires sur 10 (35%) ont l’intention de rénover leur habitation en 2023, une tendance encore plus prononcée chez les jeunes de 18-24 ans (52%) et 24-34 ans (46%). Et lors de ces travaux, la performance énergétique/écologique sera prise en compte par plus de 8 propriétaires sur 10. Ainsi, près d’un propriétaire sur 2 envisage de rendre son habitation plus durable, une nécessité renforcée par la crise énergétique pour près de la moitié d’entre eux (42%).

« Les Belges et l’accès à l’immobilier connaissent un niveau de tension inédit » souligne Cédric Matte, Directeur Général du Marché Retail chez CBC Banque. « L’inflation, la hausse des coûts des matières premières et bien évidemment la crise énergétique impactent leur pouvoir d’achat et cela se traduit évidemment aussi dans l’immobilier et la possibilité de financer leur projet. Globalement en Belgique, nous avons connu une baisse de près de 20% du volume en crédits hypothécaires en 2022 par rapport à 2021. Bien évidemment, la hausse des taux hypothécaires ajoute à ces difficultés, même si l’on peut en réalité considérer qu’il s’agit d’un retour à la normale. »

D’ailleurs, si 1 Belge sur 5 (19%) a actuellement un projet immobilier, de manière générale, plus de 8 Belges sur 10 (86%) trouvent la réalisation de leurs projets immobiliers complexe. Et parmi
les 3 principaux obstacles pour se lancer dans un projet immobilier, le prix trop élevé des biens (39%) est en tête, suivi du revenu (33%) et des ressources financières (32%). Des obstacles que la crise énergétique et la hausse des taux hypothécaires ont accentué pour 1 Belge sur 3 (34%).

PEB incontournable

La question de la PEB et de la rénovation de l’habitat prennent donc une place centrale dans le parcours immobilier des Belges et plus particulièrement chez les plus jeunes. D’ailleurs, à la question de savoir si les critères de choix au moment de leur achat seraient différents aujourd’hui, près de 1 propriétaire sur 2 (46%) répond par la positive. Et pour ces derniers, la performance énergétique (35%), une plus petite taille du bien (28%) et la localisation du bien (22%) sont devenus des critères majeurs.

D’ailleurs, plus de 5 (futurs) propriétaires sur 10 (55%) accordent plus d’importance au niveau PEB de leur (future) habitation suite à la crise énergétique actuelle.

La nouveauté engendrée principalement par la crise énergétique et ses conséquences, est que désormais les Belges ont conscience de l’enjeu de rénover leur habitation. « Les Belges ont désormais une brique à rénover dans le ventre et cette prise de conscience est une excellente nouvelle, non seulement pour leurs factures énergétiques mais aussi face aux objectifs fixés par les Régions. Sans oublier que l’octroi d’un crédit hypothécaire sera bientôt indissociable de la catégorie de certification PEB de l’habitation convoitée. Les candidats acquéreurs nous interrogent d’ailleurs de plus en plus sur la différence éventuelle de taux en fonction de la performance énergétique du bien financé. D’ailleurs, chez CBC nous récompensons les clients qui financent un projet au PEB A ou B, ou qui y arriveront dans un délai de maximum 7 ans après l’achat, en ayant réalisé les travaux. »

Rénovation plus durable

Ainsi, plus de 3 propriétaires sur 10 (35%) ont l’intention de rénover leur habitation en 2023, une tendance encore plus prononcée chez les jeunes de 18-24 ans (52%) et 24-34 ans (46%). Et lors de ces travaux, la performance énergétique/écologique sera prise en compte par plus de 8 propriétaires sur 10 (85%). Et près d’1 propriétaire sur 2 (48%) envisage de rendre son habitation plus durable, une nécessité renforcée par la crise énergétique pour près de la moitié d’entre eux (42%).

« Ce mouvement de conscientisation est inespéré et de bon augure pour l’amélioration de la performance énergétique / environnementale des logements » note de son côté Jean-Marie Hauglustaine, Professeur Emérite dans le Département des sciences et gestion de l’environnement de l’ULiège. « Si les 30% des propriétaires qui expriment cette intention passent à l’acte, cela ne fera que d’accroître le rythme – actuellement beaucoup trop lent – de la rénovation énergétique des logements existants. Rénover permet d’atteindre une performance énergétique excellente et, en plus, coûte moins cher que (re)construire du neuf. »

Enfin, l’Observatoire révélant que moins de 4 Belges sur 10 (37%) considèrent leur habitation actuelle comme durable au niveau énergétique, l’enjeu est donc de taille puisqu’entre 2025 et 2050, chaque propriétaire devra réaliser des travaux de rénovation afin d’avoir un PEB minimal « C » d’ici 2050. « Les réglementations énergétiques résultant des Directives PEB ont imposé, depuis le 1er janvier 2021, que les nouveaux bâtiments soient « Quasi-Zéro ENergie » (Q-ZEN). Mais si l’on n’améliore pas les bâtiments existants qui sont de piètre performance énergétique, nous n’atteindrons pas les objectifs de décarbonation souhaités pour 2050. » conclut Jean-Marie Hauglustaine.

(Source et photo : CBC Banque & Assurance)

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Publication par communiqué de presse.
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