Brabant wallon

LES INVITES : Nicolas Filali, Nicolas Pardonge et Laurent Van Haeren, un trio d’esprits inventifs pour la Ferme de Willambroux…

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« Notre idée de départ était de trouver un bâtiment pour y proposer des espaces de bureaux à partager, mais elle évolué lorsque nous sommes tombés un peu par hasard sur une annonce immoweb qui n’était pas très explicite. Quand nous avons découvert sur place le charme et tout le potentiel de cette ferme historique aux portes de Nivelles, nous avons eu un gros coup de cœur et n’avons pas hésité longtemps à faire une offre. Au fil de nos réflexions et d’échanges, nous avons finalement souhaité en faire un lieu où s’articulent des espaces multi-fonctionnels », se remémore Nicolas Filali.

Stratégiquement située à proximité immédiate de l’autoroute, la ferme de Willambroux dispose d’un accès très aisé. A l’abri des regards, passé le porche, sa cour centrale abrite une belle orangerie et des espaces propices à bien des affectations.

Flanqué d’un vaste parking, à distance de marche du centre ville et à un jet de pierre du Shopping Center, l’endroit continue d’inspirer ses acquéreurs, Nicolas Filali, Nicolas Pardonge et Laurent Van Haeren. 

« Nous n’avons pas toujours le même avis, mais nous trouvons des compromis pour avancer dans la même direction… Et, au final, c’est le marché qui décide ! », reconnait Nicolas Filali. Les 2 Nicolas et Laurent ont une force, celle de la complémentarité, un côté entrepreneurial « touche à tout », soutenu par la passion et la foi en la réussite du projet . 

Nicolas Filali est un multi-entrepreneur inclassable qui, de son propre aveu, est essentiellement un créatif qui n’est jamais plus prolifique qu’au sein d’un écosystème autour du « side business » (ndlr : il a d’ailleurs consacré un livre sur le sujet : La formule magique pour lancer ton side business ) ; « Inspirer un maximum de personnes à se lancer dans des activités complémentaires est ce qui m’anime au quotidien », apprécie-t-il. 

A la tête d’une entreprise de parcs et jardins, Nicolas Pardonge est issu d’une famille d’agriculteurs qui lui ont transmis la valeur du travail et ne craint jamais de retrousser ses manches  ; quant à Laurent Van Haeren, il s’est spécialisé dans la gestion immobilière de courte durée, les services de conciergerie, nettoyage, blanchisserie autour du « airbnb ». Embarquer ensemble dans l’aventure de la ferme de Willambroux est un atout pour ces amis : « Quand l’un d’entre nous a un moment de faiblesse ou un problème, il y en a toujours un autre pour souffler une solution ! », savoure Nicolas. 

La devise des entrepreneurs ? Résolument optimistes, ils opteraient pour une maxime qui traduirait cet état d’esprit : « Tout ce qu’on peut concevoir… On peut le réaliser ! » ou « Nous n’avons qu’une vie, vivons-la donc pleinement » !

Et qui les contredirait ?…

Un coup de génie ?

« On a commencé avec une page blanche et cela n’était vraiment pas évident, d’autant que nous nous sommes trouvés devant des chantiers plus importants que ce que nous avions envisagé, mais nous avons pu déployer beaucoup de liberté et de créativité ! Le coup de génie, c’est sans doute notre idée de concevoir ce lieu comme un espace polyvalent, avec des pièces aux fonctionnalités multiples, des bureaux dans un type de structure fun, des salles d’événements,…Le tout ponctué d’une grande dose de flexibilité. 

Dans notre belle orangerie avec sa cuisine très fonctionnelle, et tout le matériel nécessaire pour les événements privés ou professionnels, nous pouvons accueillir jusqu’à 80 personnes assises et 150 personnes debout. Nous avons une autre salle au charme indéniable avec une belle charpente apparente, d’une capacité de 40 personnes.

A la ferme, nous louons déjà pour l’instant des bureaux à Trevi et Logitechnic et hébergeons, dans des espaces privatifs, mais avec l’esprit coworking, d’autres professionnels actifs dans la communication, l’audiovisuel, la photographie, le marketing web… On pourrait développer une sorte de pôle audiovisuel, pourquoi pas ? Nous ne cessons jamais d’imaginer, dans cet endroit où prédomine la chaleur du bois, des améliorations, développements, affectations. Par exemple, étant donné que nous disposons d’une cuisine aussi photogénique que moderne, nous pourrions y dispenser des cours de cuisine ou y organiser des shootings ! », entame Nicolas Filali.

« Oui, nous sommes souvent mus par notre envie de faire plaisir et il faudra faire attention à ne pas être débordés par cela (rires). Par exemple, pour l’instant, nous offrons la possibilité de venir avec son propre traiteur pour les événements dans l’orangerie… Et, régulièrement, nous ouvrons notre salle plus tôt que prévu pour permettre aux organisateurs d’y prendre leurs marques », poursuit Nicolas Pardonge.

« A l’avenir, nous devrons peut-être nous montrer un peu moins flexibles, embraye Nicolas Filali, mais les retours que nous obtenons l’emportent pour l’instant sur le bon sens. Allez donc, sur Internet, jeter un coup d’œil aux avis (ndlr : vérifications faites, la « Ferme de Willambroux » affiche un superbe score de satisfaction de 4.9 sur 5…). Nos clients deviennent même souvent des copains qui n’hésitent pas à nous inviter aux événements qu’ils organisent chez nous, à l’occasion d’un mariage, d’une communion… Bref, je pense que l’esprit familial prédomine, qui tranche avec ce que l’on peut parfois trouver autre part, dans des salles gérées de façon plus froide et formelle. Du reste, nos espaces restent à « taille humaine » et cela venait combler un manque ». 

« Oui, bon, il nous reste quand même encore à trouver la bonne jauge entre tout accepter pour faire plaisir et se montrer un peu plus strict pour intégrer les demandes dans un cadre mieux défini », nuance Laurent en souriant.

Un coup de cœur ?

Nicolas Pardonge et Laurent Van Haeren : « Notre coup de cœur irait à Julie Duchateau, la compagne de Nicolas (ndlr Filali) ; elle est vraiment la « pièce maitresse » qui s’occupe un peu de tout, les réservations, le suivi, etc. Enfin, nous saluerions aussi le professionnalisme et le sens esthétique d’une autre femme, Fanny Demain, qui s’est chargée de la décoration intérieure ; nous lui avons vraiment donné carte blanche et elle a pu insuffler l’atmosphère que nous souhaitions dans les pièces en respectant l’esprit des lieux… »

DU TAC AU TAC

CCI mag’ : Votre qualité préférée ?

NF : « L’honnêteté ! »

NP : « La fidélité dans l’amitié » !

LV : « La souplesse d’adaptation aux situations ».

CCI mag’ : Et celle que l’on vous reconnait ?

NF : « Le côté positif et enthousiaste… parfois un peu trop (rires) ».

NP : « Serviable ».

LV : « La gentillesse ».

CCI mag’ : Ce que vous auriez aimé être ?

NF : « En fait, je me crée la vie que j’avais imaginée ; je voulais être entrepreneur et j’aime transmettre cette passion à d’autres… »

LV : « Etre un bon père de famille et partager avec celle-ci mes expériences, mon projet, cela me comble »…

NP : « Et moi de même, mais si je devais évoquer un rêve, je dirais sportif de haut niveau, plus particulièrement footballeur ! »

CCI mag’ : Quel est le pays où vous aimeriez vivre ?

NF : « Je suis un grand voyageur et donc, je ne m’établirais pas dans un pays en particulier, mais je poserais mes bagages à droite et à gauche, là où brille le soleil et où se trouve la mer » !

NP : « Même si j’aime mon pays, je suis extrêmement séduit par la diversité des régions de France… ».

LV : « Je n’ai pas de pays de prédilection… J’adorerais être libre de voyager, sans me fixer à un endroit en particulier ».

CCI mag’ : « Quel est votre héros dans la vie réelle ? »

LV : « Mon grand-père maternel, qui était entrepreneur dans le secteur de la construction et m’a transmis cette fibre… »

NF : « Je ne parlerais pas de héros, mais plutôt de mentors, de personnes qui m’inspirent et j’en ai beaucoup : des auteurs de livres et influenceurs business notamment »…

NP : « J’avais dans ma chambre, épinglée au mur, une affiche du tennisman Thomas Muster dont l’opiniâtreté m’impressionnait. On l’y voyait occupé à s’entrainer, avec une jambe dans le plâtre, après avoir subi un terrible accident… »

CCI mag’ : Quelle est la faute qui vous inspire le plus d’indulgence ?

LV : « L’erreur assumée par celui qui la commet et qui va se remettre en question pour ne plus la répéter… »

NF : « Oui, échouer, cela signifie que l’on a tenté quelque chose avant et si on a donné le maximum et que l’on en retire les enseignements pour la suite, c’est acceptable ! »

CCI mag’ : « Qu’est-ce qui vous insupporte » ?

NF : « Précisément, ceux qui ne se remettent pas en question après une erreur… »

LV : « Les agressions, sous toutes leurs formes… »

NP : « Les mensonges, les trahisons… »

FERME DE WILLAMBROUX – Chaussée de Mons, 14 à 1400 Nivelles – 0470/67.46.03 – http://www.fermedewillambroux.be

photos : Thomas Beauduin

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Rédactrice en chef (Brabant wallon - Hainaut - Wallonie picarde)
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