Brabant wallon

Publié le 17-06-2020 | Stéphanie Heffinck

UN SOIR UN VIN : mobile !

Caviste installé à Nivelles depuis près d’une décennie, Francis Boone est l’incarnation d’une reconversion professionnelle réussie. Ancien directeur commercial dans le secteur pharmaceutique, cet épicurien s’est attiré au fil des ans une clientèle fidèle et avide d’écouter ses conseils sur l’accord mets-vins…

Dans sa boutique de la rue de l’Evêché, un nom prédestiné, précise-t-il avec humour en faisant allusion à son paronyme « éméché », cet homme affable n’est jamais avare de renseignements sur ses précieux breuvages.

Près de 250 références de spiritueux et vins jouent ici de leurs charmes, pour la plupart « bio » et « naturels », soit avec peu, voire pas de sulfites ajoutés. Et le samedi, profitant de l’affluence engendrée par le marché tout proche, Francis propose à la dégustation quelques-uns de ses nectars.

 

Encore plus proche des clients…

Lors de l’assaut Covid-19, ce rendez-vous très apprécié des connaisseurs ou novices qui donnait lieu à de beaux échanges d’appréciations a été le premier à être sacrifié pour des raisons sanitaires et, dans la foulée, l’hôte des lieux a dû se résoudre à fermer son enseigne physique.

Un déchirement pour l’homme de contact qu’est le caviste aclot… qui a refusé de boire le calice jusqu’à la lie.

Faisant sien le leitmotiv « malgré la distance, nous n’avons jamais été aussi proches… », il a alors renforcé sa présence sur les médias offerts par les nouvelles technologies. « Dès l’annonce du confinement, j’ai vu affluer des messages via Messenger et WhatsApp ; je les ai donc soigneusement relevés pour répondre aux desiderata de ma clientèle… Et j’ai continué aussi à envoyer mes newsletters ».

Le sujet de la première d’entre celles-ci concernait évidemment la nouvelle organisation de la boutique. Puisque les clients pouvaient difficilement venir à lui, Francis irait vers eux avec toutes les précautions d’usage !

A domicile…

« Dès réception du bon de commande, j’invitais mes clients à verser le montant dû sur mon compte ; je déposais ensuite le colis devant la porte de leur domicile. Puis, regagnant ma voiture garée en face, je leur téléphonais et je m’assurais de la bonne réception des bouteilles. Tout cela, sans contact direct, donc et sans utilisation d’un terminal bancontact, dans le plus strict respect des normes sanitaires ».

Ce service de livraison, le Nivellois le suggérait déjà avant le confinement en formule classique, mais sans rencontrer un tel succès.

« Les publicités Facebook, d’un coût très abordable, m’ont aussi aidé », précise notre interlocuteur qui a pu tester aussi, durant le confinement, l’intérêt des « colis ».

« Cela faisait longtemps que je pensais à présenter des colis, un ensemble de bouteilles que je sélectionnerais soigneusement. Dans ce cas, j’ai été attentif à y intégrer plusieurs vins vraiment accessibles financièrement. Et, parfois, j’ai glissé une bonne bouteille un peu plus chère dans le lot. L’idée était vraiment de permettre au consommateur de se faire plaisir, tout simplement ».

Le caviste le sait : l’après-confinement entrainera aussi son lot… de contraintes, avec des distances de sécurité à tenir entre les clients, un nombre de personnes à limiter au sein de la boutique.

Il aborde le sujet avec une certaine sérénité, préférant se focaliser sur les aspects positifs que la crise lui a révélés ou confirmés : « Notamment l’intérêt pour les circuits courts ! Mon colis « vins belges », à Pâques, que j’ai annoncé le 06/04 a suscité un grand intérêt ».

Et il conclut : « Et puis, il sera indispensable d’accentuer ma présence sur Instagram, un canal qui m’est apparu très pertinent dans le cadre de mon activité… »

MEMBRE CCIBW

UN SOIR UN VIN – Rue de l’Evéché, 17 à 1400 Nivelles – GSM : 0476/55.36.29 – www.unsoirunvin.be (et autres canaux comme Facebook)

 

 

 


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